Dans tout chaos, il y a un cosmos...

Rouen vit actuellement une épreuve sérieuse, l'incendie d'une usine.
Rouen vit actuellement une épreuve sérieuse, l'incendie d'une usine.

Une épreuve collective, qui nous met face à des questions fondamentales : comment retrouver notre vie d’avant ? Notre vie dite “normale” ? Est-ce possible ? Et à quel prix ? Une fois la catastrophe passée, nous voudrions retrouver notre chez nous, notre confort, notre habitudes. Cependant… Malgré les communiqués des autorités, les inquiétudes demeurent. La ville est sidérée et nous recherchons la sécurité à l’extérieur, dans les paroles des élus. Et la réalité s’impose : c’est une usine classée Seveso « seuil haut ». Quelles que soient les réponses que l’on espère, nous savons, au fond, que c’est sérieux, que les produits qui ont brûlé sont mauvais pour la santé et que des choses vont changer pendant un temps.

Nous aimerions être rassurés, afin de reprendre une vie “normale”.

C’est un peu comme à l’annonce d’une maladie grave. On aimerait être rassuré par le médecin et pouvoir reprendre le cours de notre vie.

Mais si on est gravement malade, on était déjà malade avant l’annonce.
Notre corps, lui, est le même, nos pensées sont les mêmes.
La seule différence, c’est que nous savons.
Alors : c’était quoi, votre vie “normale” d’avant ?

Et s’il n’y avait pas de vie normale ?
Et si la seule chose certaine était l’impermanence de la vie ?

La première chose à faire c’est d’accepter ce qui survient, ce qui est.
De ne pas espérer ou chercher à vivre autre chose que ce que l’on vit en ce moment.
D’accepter que les choses changent. D’accepter l’impermanence.

Comme le Bouddha l’a dit : « De toutes les réflexions, la plus importante est celle qui porte sur l’impermanence. »

Martin Aylward, qui enseigne la méditation en pleine conscience, nous propose de réfléchir à la fin : les vacances, un film ou un bon repas, tout a une fin. Et c’est ok.

En acceptant la finitude, nous pouvons enfin percevoir la magie de la renaissance : une naissance, le retour du printemps... Tout commence, tout finit.
Accepter ce que nous vivons au moment où nous le vivons, nous libère de nos peurs : nous pouvons enfin vivre librement et pleinement le moment présent.

Ces épreuves nous amènent à prendre des décisions, à effectuer des changements. Mais elles nous apportent aussi des éclairages, des cadeaux.
Un afflux d’amour, une solidarité.
Au-delà des peurs, les Rouennais, par exemple, se parlent davantage, échangent sur les décisions à prendre et les informations disponibles. Se découvrent des liens.

Les directeurs d’école déploient une énergie incroyable pour la sécurité de nos enfants et pour nous rassurer. Les médecins aussi. Nous avons beaucoup d’empathie pour les pompiers et les forces de l’ordre qui ont combattu ce feu pour nous. Nous découvrons au travers des ces épreuves que nous sommes tous unis, tous humains.

« Tout passe ». Jean-Yves Leloup

Tout passe.
Les moments de joie comme les moments d’effroi.
Cet effroi aussi passera.

En attendant… Et si ce feu était aussi là pour nous réveiller ? Pour nous ramener en nous et nous connecter à notre puissance et à notre pouvoir ?

Quand on vous demande « De combien d’argent avez-vous besoin pour vous sentir en sécurité ? ». Vous donnez un chiffre. Puis on se rend compte que ce n’est jamais assez « Et si la banque faisait faillite ? », « Et s’il m’arrivait un coup dur ? », « Et si, et si... »

De même en l’occurrence : nous attendons des réponses qui viendront nous calmer. Combien ? Lesquelles ? De la part de qui ?
Quelle parole de quel médecin viendra vous calmer ? Combien vous faudra-t-il de résultats pour être rasséréné(e) ?

Tout résulte d’un choix : nous pouvons voir ces situations qui nous tombent dessus comme une fatalité, les subir et attendre un soulagement de l’extérieur.
Mais nous avons aussi le choix de puiser dans nos ressources pour ne pas les subir.

Et si le calme, l’apaisement que nous cherchons à l’extérieur de nous étaient en nous depuis toujours ? Et si nous étions les seuls à pouvoir nous mettre en sécurité, grâce à des choix conscients, à une perception du monde qui nous semble juste et ressemble à ce que nous voulons vivre lors de notre passage sur Terre ?
Et si notre santé dépendait de notre perception du monde ?
Et si ce feu venait raviver notre feu intérieur ? Pour nous aider à nous sentir enfin vraiment en sécurité. Malgré tout le reste.

Et si ce feu nous invitait à initier notre vie 2.0 ?

Nous sommes de puissants créateurs, la peur nous fait vibrer et créer dans une direction et l'amour dans une autre.
À chaque instant, nous pouvons vivre dans la confiance, la gratitude et l’amour.
Ou dans la peur.
À chaque instant.


Retrouvons en nous cet espace, notre cœur, notre pilote, toujours bien, disponible et prêt à nous donner une réponse.
Dans la vie dite “normale” comme en période de crise, nous avons à faire nos propres choix. Ces choix sont personnels et ils seront bons pour vous s’ils viennent de votre cœur.

La peur, la colère et la tristesse sont des émotions logiques, saines et normales.
Je vous encourage à trouver un moment pour les laisser s’exprimer sainement, les laisser sortir et les accueillir avec votre cœur.

La lumière est toujours plus forte que l’ombre.
La flamme d’une bougie peut éclairer toute une pièce.
Votre cœur est là pour vous, pour vos peurs et vos doutes, vos colères et votre tristesse.
Il a les bonnes réponses pour vous. Pas pour votre voisin, mais pour vous.
Et votre cœur est plus fort.
Écoutez-le et faites-lui confiance !

« Dans tout chaos, il y a un cosmos. Dans tout désordre, un ordre secret. » Carl Gustav Jung

Lorsque vous regardez dans votre cœur, votre vision devient claire.
Celui qui regarde à l’extérieur de lui-même ne fait que rêver ; celui qui regarde en lui-même se réveille.


« Si toute vie va inévitablement vers sa fin,
nous devons durant la nôtre,
la colorier avec nos couleurs
d’amour et d’espoir. »
Marc Chagall

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